Le non-jugement : la libération …

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Avez -vous remarqué le temps que vous passez à juger tout et n’importe quoi ?
Est-ce que cela vous apporte la tranquillité ou cela vous met-il dans un état émotionnel inconfortable?

Soyez sincère envers vous, est-ce que lorsque vous jugez, cela ne vous met pas dans un état qui, en fin de compte se rapporte à votre propre émotion intérieure?

Je m’explique : si vous jugez une personne en la rabaissant sur ce qu’elle dit ou fait, n’est-ce pas vous que vous êtes en train de mettre en avant, avec le sous-entendu : « moi je n’aurais jamais dit ou fait ceci ou cela, je suis bien mieux que cela » ????
Nous jugeons toujours par rapport à nous, car souvenez-vous de mon article, Tout est Juste, je vous expliquais que tout ce qui vous trouble à l’extérieur vient en réalité de quelque chose en vous qui n’est pas accepté ou qui est reconnu en tant que tel.

Donc lorsque vous jugez une personne ce n’est certainement pas par rapport à ce qu’en pense le Président de la République, le Dalaï Lama ou toute autre personne qui est reconnue comme avoir réussi sa vie, non… c’est bien par rapport à vos critères personnels, à votre vie, à votre miroir que vous projetez sur autrui.

Je vous ai déjà expliqué dans le même article cité plus haut, que tout ce que vous reconnaissez en l’autre vous l’avez en vous, c’est ce qu’on appelle l’effet miroir, donc si vous trouvez une personne fort sympathique parce qu’elle a certains traits de caractère, c’est que vous les avez certainement en vous ces fameux traits de caractère.

Si vous êtes mal à l’aise avec une action faite par une tierce personne c’est, vous le savez au fond de vous, que vous avez peut-être cette problématique, même enfouie, et quelle est susceptible de surgir.

C’est pourquoi il ne sert à rien de juger autrui, demandez-vous plutôt lorsque vous êtes prêts à juger pourquoi cela vous dérange tant que cela… et qui êtes-vous pour vous permettre de créer ce jugement?

Alors vous allez me dire, mais il y a des gens qui font le mal, il faut bien qu’on les juge?

imagesCertes, il y a pour cela ce que l’on appelle : la justice, qui fait son enquête et qui examine toutes les données avant de prononcer le jugement, et heureusement, car en fait cette institution va au bout des choses (normalement) en faisant remonter en surface le pourquoi et se doit de trouver les solutions pour que les faits ne récidivent pas, maintenant comment cela est fait est un autre débat…

Car il est évident que nous n’avons pas tous les éléments pour pouvoir nous permettre de juger, nous ne savons pas quelle vie a mené cette personne, quelle enfance a-t-elle eue ou subie, quels traumatismes a-t-elle due endurer, quelle maladie a-t-elle déclarée? Etc, etc…

 

Il en a va de même pour tout un chacun, nous avons nos propres vies, nos propres expériences, et nous ne pouvons juger sur un instant T l’acte d’une personne, car cela est le résultat de tout un contexte que nous ne connaissons pas.


Nous savons très bien le faire pour nous-mêmes car lorsque quelqu’un se permet de nous juger, nous le vivons mal, nous savons nous défendre en donnant les explications du contexte, alors pourquoi ne pas le faire aux autres?


Ils sont dans la même situation, eux aussi ont des souffrances, des espoirs, des désirs, des défaites… eux aussi ont une vie et des expériences, alors pourquoi ne pas simplement laisser les gens s’exprimer et agir sans les juger mais en essayant de les comprendre et de les aider en cas de nécessité?

Vous verrez que si vous n’êtes plus constamment dans le jugement, vous vous sentirez libéré d’un poids, la vie vous paraîtra plus douce.

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Faites cet exercice : pendant une heure dans la journée restez sans juger.

une personne passe avec un physique que vous trouvez ingrat?
Pas de jugement, vous ne savez pas ce qui la amenée à être comme cela, vous pouvez avoir vous-même ce souci un jour, alors : compréhension, acceptation, non-jugement.

– quelqu’un vous dit des choses que vous ne souhaitez pas entendre?
Pas de jugement, vous avez certainement déclenché sans le savoir ses propos.
Il est en train de vous juger lui-même? C’est que vous représentez ce qu’il aimerait être, peut-être, et ça le perturbe.
Ou bien, vous avez émis vous-même un jugement sur lui et il s’en défend, il a ressenti une agression, etc…
Vous n’émettez pas de jugement, vous constatez les faits et vous êtes dans la compréhension, l’acceptation et l’amenez à discuter pour comprendre ce qui se passe, tranquillement, sans agressivité, car si vous êtes l’un en face de l’autre avec cette tension c’est que chacun a quelque chose à régler avec lui-même, autant le faire en conscience et en douceur, le résultat n’en sera que meilleur…
En plus vous serez fier d’avoir fait ce pas, vous serez non plus énervé mais en paix et vous vous serez fait un allié plutôt qu’un ennemi.

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Plus vous pratiquerez et plus vous vous sentirez libérer, soulager, en paix avec vous-mêmes et autrui.

Acceptez que les autres puissent, eux aussi, faire des erreurs, eux aussi ont besoin d’être compris et vous verrez qu’en acceptant cela, vous vous accepterez aussi vous-mêmes, vous comprendrez que vous avez le droit à l’erreur et que vous pouvez à tout moment reprendre les rennes de votre vie et modifier votre attitude.

Alors, bien sur, il y a les « fameuses » réunions entre amis où on adore dénigrer untel ou untel, et bien, soyez le défenseur, celui qui ouvre les yeux sur la réalité.

 Dites-le que chacun a le droit d’exister et ce que d’aucuns trouvent ridicule, d’autres peuvent trouver cela judicieux, ce que d’aucuns trouvent stupide, d’autres peuvent trouver cela ingénieux, etc.. etc.. nous voyons tous la vie à travers nos propres prismes.

Au début votre entourage sera surpris par votre réaction, puis il ne manquera pas de trouver votre attitude plus que raisonnable.
 Les gens seront interpellés par vos réactions car cela éveillera en eux leur petite voix intérieure, celle qui sait très bien leur dire : « tu sais bien que c’est cela ».

 

Vous serez surpris de voir comment d’une heure sans jugement vous passerez à plusieurs heures, puis une, puis deux, puis trois journées, pour qu’enfin cela soit votre réalité au quotidien.

 

Avez-vous, vous-mêmes vécus des moments douloureux de jugements inappropriés ou bien avez-vous, vous aussi, un jour passé le cap en vous disant que le jugement n’offrait que l’intérêt de vous juger vous-même ?

Merci de nous faire partager vos témoignages.

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Comments

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8 réflexions au sujet de « Le non-jugement : la libération … »

  1. Oui tu as certainement raison,une telle abnégation nécessite un effort sur nous même,mais quand même..faut pas non plus être masochiste..et aimer les coup !!
    Je ne juge personne,je laisse cela au juge suprême.. :???:

    • Hello Trice,
      on ne parle pas ici d’aimer les coups.
      Ce n’est pas parce que l’on peut comprendre certaines choses qu’on les accepte forcément.
      Je peux comprendre qu’une personne puisse « péter les plombs », « devenir violente » car elle a subit elle-même une grande souffrance, mais ce n’est pas pour cela que j’abonde avec ses gestes, comprends-tu?

      A méditer….

  2. Hello Lysiane,

    Depuis qu’une thérapeute m’a donnée l’info que juger c’est ne pas vouloir sentir, je m’applique à me reprendre quand je juge…qu’est-ce qui en moi est touché?

    Il faut une grande vigilance et développer beaucoup d’honnêteté avec soi pour reconnaître les effets miroir du jugement n’est-ce pas?

    Quand on travaille sur le sujet de la communication d’ailleurs, on remarque que de changer sa manière de communiquer peut aider également à ouvrir l’esprit et moins juger ou moins se sentir jugé…

    « Vous n’émettez pas de jugement, vous constatez les faits et vous êtes dans la compréhension, l’acceptation et l’amenez à discuter pour comprendre ce qui se passe »

    Constater les faits oui…très efficace pour sortir d’une interprétation, et s’éloigner du jugement…

    Merci pour ton article, car malheureusement, je ne suis toujours pas immunisée contre le jugement! :roll:
    Cathy de Poulettesurlenet Articles récents…Comment l’aider à exprimer sa colère?My Profile

    • Bonjour Cathy,

      merci pour ces précisions.
      Effectivement nous sommes vecteurs des actions de cause à effet selon ce que nous transmettons, ceci est important dans la communication à l’autre.

      Aussi, lorsque nous sommes dans le non-jugement nous ne polluons pas les évènements par nos propres émotions mais bien par ce qui se passe ici et maintenant.

      A la place d’être dans la réaction, nous sommes dans l’action, je dirai même dans l’action juste, toute une différence.

      Il n’y a aucune immunité contre le jugement, il y a juste des états naturels à redécouvir, tout d’abord, ce qui est primordial, c’est qu’il faut, bien évidemment, commencer par soi-même, ne pas se juger, s’aimer inconditionnellement dans ses actes, dans son ETRE profond, après tout coule de source, ce que nous ressentons à l’intérieur se propage à l’extérieur.

      A bientôt quand tu veux sur ce blog et sans aucun jugement :)

  3. Bonsoir Lysiane,
    Tout à fait d’accord sur ce point:
    On ne juge que là où on n’est soi même pas en
    place.
    En fait, on ne parle que de soi et de ses propres
    imperfections que l’on projette.
    Lorsqu’on est en paix, on n’a pas grand chose à
    dire.
    Lorsqu’il m’arrive d’avoir le réflexe totalement
    non conscient de porter un jugement, j’utilise
    ho’oponopono afin de nettoyer la mémoire en moi
    qui me fait porter ce jugement.
    http://www.forme-sante-ideale.com/surpoids-boulimie-probleme-ajustement-createur/

  4. Bonjour Lysiane,
    Excellent et indispensable article.
    Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugés à votre tour…
    De plus, on juge sur une échelle du bien et du mal qui est très subjective.

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